Archives de Catégorie: Comuniqué

Soutien antifasciste pour Seb!

Communiqué de la campagne de solidarité avec les antifasciste de Henin-Beaumont :

http://solidarite-antifa-henin-beaumont.kazeo.com/

Soutien antifasciste pour Seb !

Le 17 juin 2012, six antifascistes étaient arrêté(e)s dans les rues de Hénin-Beaumont en se rendant à un rassemblement pour protester contre le risque d’élection de Marine Le Pen au second tour des élections législatives.

Plusieurs unités de police les ont interpellés de manière virulente avant d’atteindre le lieu du rassemblement. Les activistes antifascistes ont ensuite passé la nuit en garde à vue après avoir été menottés et embarqués. C’est finalement au commissariat de Lens que les activistes ont appris les résultats de l’élection.

Deux des antifascistes interpellé(e)s ce soir-là ont fait l’objet de poursuites judiciaires. Le premier, mineur, ne semble plus être inquiété pour le moment. Nous restons vigilants.

Seb par contre, sera jugé au Tribunal de Béthune le 6 novembre 2012. Il est poursuivi pour « port d’arme de 6ème catégorie avec circonstance aggravante qu’au moins une autre personne était aussi en port d’arme ». Il est aussi poursuivi, car il a refusé de se soumettre à un prélèvement pour un fichage ADN.

Par cette accusation, l’Etat veut faire croire que les antifascistes seraient des personnes pratiquant une violence gratuite et qui ne cherchent que le désordre. La réalité est que depuis des semaines avant le soir de l’élection, les militants fascistes du Front National et d’autres groupes radicaux – dont certains venus même d’autres régions de France – multipliaient les agressions et les pressions sur les militants de gauche en général et ciblaient plus particulièrement les activistes antifascistes. Des agressions de plus en plus violentes couvertes par les forces de répression de l’Etat.

Ce que l’Etat reproche à Seb et aux militants antifascistes est d’avoir oser penser à pouvoir se défendre en cas d’agression de la part d’une des bandes néonazies qui patrouillaient en ville.

Nous appelons à la solidarité populaire, nous encourageons toutes et tous les antifascistes à multiplier les actions de solidarité, à diffuser l’information et organiser des initiatives de soutien.

Car ce qui se joue là ne concerne pas qu’un individu. La conquête d’Hénin-Beaumont et de larges parts du bassin minier est un objectif prioritaire de l’extrême-droite. Et la criminalisation de l’antifascisme et l’instauration progressive d’un climat de terreur à l’encontre des militants progressistes font partie de cette stratégie.

Nous appelons à tout mettre en œuvre pour être le plus nombreux et nombreuses possible devant le tribunal de Béthune ce mardi 6 novembre dès le début d’après midi.

Nous faisons également appel à la solidarité financière car les poursuites judiciaires coûtent cher.

Solidarité avec les antifascistes de Hénin-Beaumont !

Relaxe pour Seb au procès du 6 novembre !

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Limoges : la pseudo Justice condamne deux antifa

Le tribunal de Limoges a condamné deux antifa pour le motif d’avoir mis une claque à un policier qui arborait des insignes nazi.  Le policier portait un T-shirt sur lequel figure un Wolfsangel et une Totenkopf, deux symboles qui était utilisés par les divisions SS.

Voici ces symboles :
      

[voir ici pour une explication sur ces symboles]

Les antifa ont été condamnés à un mois de prison avec sursis et 600 euros de dommages et intérêts.
Évidemment, cela est très sévère, d’autant plus que la juge n’a rien reproché au policier qui a tranquillement pu prétendre qu’il ne connaissait pas la porté de ces symboles. Pure mensonge ! Ces T. Shirt sont introuvables en dehors des réseaux nazi, le policier ne pouvait pas ne pas les connaître.
La présidente du tribunal a clairement fais le choix de défendre un fasciste contre des antifascistes. C’est une décision politique comme le montre ses propos :

« On ne refait pas Nuremberg ici ! Nous sommes à Limoges en période de paix ! ».
« Il y a des règles et vous vivez dans un pays de droit. Êtes-vous mandatés pour faire justice vous-même ? ».

S’il « y a des règles », force est de constater qu’elles ne s’appliquent pas pour tout le monde. Si tel était le cas, le policier devrait être condamné pour avoir arboré des insignes SS. L’article R645-1 du code pénal est très clair :

Est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la 5e classe le fait, sauf pour les besoins d’un film, d’un spectacle ou d’une exposition comportant une évocation historique, de porter ou d’exhiber en public un uniforme, un insigne ou un emblème rappelant les uniformes, les insignes ou les emblèmes qui ont été portés ou exhibés soit par les membres d’une organisation déclarée criminelle en application de l’article 9 du statut du tribunal militaire international annexé à l’accord de Londres du 8 août 1945, soit par une personne reconnue coupable par une juridiction française ou internationale d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité prévus par les articles 211-1 à 212-3 ou mentionnés par la loi n° 64-1326 du 26 décembre 1964.

Les fascistes adorent se la jouer anti « système », ils tentent toujours de se faire passer pour des opposant. Mais la réalité est que les fascistes servent le système capitaliste et que le système capitaliste sert les fascistes. La police a mené un pression intense contre les antifa de Limoge, c’est qu’elle voulait étouffer l’affaire au plus vite et empêcher l’antifascisme de se développer.

Aujourd’hui, les conséquences de cette lourde condamnation sont importantes. Elles montrent en tout cas à quel point il est important en France que se développe un mouvement antifa dynamique, bénéficiant d’une large base populaire et étant sans compromission avec les institutions.

Pour se défendre face à la barbarie fasciste, le peuple ne pourra compter que sur lui-même : il n’y a rien à attendre des institutions capitalistes et de la pseudo « Justice » !

Organise ton groupe antifa autonome, ne comptes que sur tes propres forces !
Offensive antifasciste et populaire contre la répression des antifa !

Violences policières en Belgique

Violences contre des antifascistes ce dimanche 17 juin lors d’une contre-manifestation à Bruxelles face à une manifestation organisée par des groupes fascistes.

Solidarité antifasciste !

Voici le communiqué de Antifa Bruxelles à ce sujet :

Communiqué de l’Action Antifasciste de Bruxelles

À propos de l’agression policière de la manifestation antifasciste du dimanche 17 juin.

Antifa BXL était présent dans la manifestation ‘Contre tous les fascismes’ de ce dimanche. Si nous tenons à affirmer notre solidarité avec toutes les personnes interpellées, tabassées, blessées et arrêtées par la police, nous tenons à préciser notre position d’autres organisations présentes. Nous tenons à le faire car nous avons une ligne politique propre, et que cela ne serve pas à diviser les différents groupes qui ont participé à la manifestation : les membres des Jeunes-FGTB et de la JOC sont des alliés et des camarades.

Notre ligne politique est révolutionnaire et anticapitaliste. Nous ne pouvons concevoir la lutte contre le fascisme et ses façades hors d’une lutte globale contre le système qui y retrouve ses alliés. Lutter contre le fascisme, c’est avant tout lutter contre le capital et pour la révolution sociale.

Nous n’allons pas perdre de temps à définir qui sont ‘les fascistes’ ici. Qu’ils s’autoproclament nationalistes, identitaires ou ‘d’extrême-droite’ : ne jouons pas sur les mots. Ces gens luttent pour l’exploitation de l’homme par l’homme, pour la ségrégation raciale et culturelle et se prétendent moins réactionnaires que les islamistes alors qu’ils n’en sont qu’un reflet. Les fascistes sont les alliés de ce système et de sa police car ils luttent pour le maintien, l’application et l’approfondissement de l’ordre établi. Nous voulons renverser cet ordre.

Nos points de divergences avec les camarades qui étaient présents lors de la manifestation tiennent pour une part à la conception de la lutte antifasciste que nous venons d’exposer. D’autres part : nous souhaitons souligner que nous ne voyons aucune collaboration possible avec la presse et la police.

Les médias ont reservis la soupe au Parti Populaire plusieurs jours avant les manifestations, relayé les comparaisons vaseuses du mouvement populiste, matraqués les petites phrases toutes faites de Modrikamen. Les médias ont brisés leurs propres principes démocrates en interviewant des cadres du PP et de Nation. Est-ce vraiment étonnant, que le chauffeur du bus qui déposait les prisonniers antifascistes à leur sortie du cachot ait déclaré « Je vous dépose loin parce que je ne cautionne pas qu’on puisse manifester pour l’islamisme » ? Au vu de ce qui est servi par la presse, ce n’est pas étonnant.

Nos membres ne porteront pas plainte auprès du Comité P. Nous n’avons rien a demander à la police, ni à la police des polices puisque nous souhaitons renverser le système qui s’en sert. Nous ne pensons pas qu’une quelconque procédure inculpera des policiers cagoulés, casqués auxquels on a donné l’ordre de ‘frapper fort’.

Toutefois, nous ne condamnons pas ceux qui porteront plainte, ni même ceux qui interviennent dans les médias pour faire connaître ce qui s’est passé à la station de métro Trône ce dimanche. Nous voulons créer l’unité dans la rue, contre le fascisme et le capitalisme, par tous les moyens nécessaires.

Solidarité avec tous les antifascistes réprimés, à Bruxelles et partout ailleurs !

Pas de fascistes dans nos quartiers et pas de quartiers pour les fascistes !

http://antifabruxelles.wordpress.com/2012/06/19/communique-dantifa-bxl-a-propos-des-evenements-du-17-juin/

18% de Marine Le Pen : le fascisme se renforce de toutes parts en France

Ce qui marque évidemment ce premier tour des élections présidentielles 2012, c’est le score de 18% atteind par Marine Le Pen.

6,4 millions de voix, cela signifie qu’il y a en France au moins 6,4 millions de personnes qui supportent la démagogie nationaliste et populiste de Marine Le Pen. Cela est énorme, terriblement énorme. Mais cela ne doit pas masquer pour autant une autre réalité essentielle pour les antifascistes :

le fascisme est un mouvement, c’est une dynamique large qui se renforce de toute parts.

En Ile-de-France, pour des raisons particulières notamment liées au fort métissage de la population, les masses restent très méfiante vis-à-vis du Front National – le score de Marine Le Pen est ici globalement inférieur à la moyenne nationale.

Mais cela ne signifie pas que le fascisme avancerait moins ici, il prend simplement des formes qui peuvent être différente. Les massacres d’enfants juifs par Mohamed Merah peut sembler n’avoir rien à voir avec la poussée Marine Le Pen, pourtant, il est clair que tout cela participe de la même dynamique fasciste. Cela, il ne faudra surtout pas l’oublier, jamais.

D’autant plus qu’en Ile-de-France, surtout en proche banlieue, fréquentes ont été les affiches de candidats sur lesquels ont pouvait voir tagué une magen david, de manière antisémite pogromiste.

Aujourd’hui, Marine Le Pen doit être au centre de l’attention des antifascistes car elle synthétise une grande partie du mouvement fasciste français et recueille de nombreux soutient – de Alain Soral à Serge Ayoub « Batskin ».

Mais il ne faut surtout pas oublier pour autant les différents groupes et mouvances qui vont profiter de la percée électorale du Front National pour continuer à se développer, en misant sur la surenchère nationaliste, raciste et pseudo anticapitaliste. On pense là tout autant aux nationalistes-autonomes de la grande banlieue qu’aux bourgeois et petites-bourgeois identitaires parisiens du Projet-Apache par exemple.

Il ne faut pas perdre de vue non plus le fait que le nationalisme se renforce et se généralise en France, comme fruit de la volonté de ceux qui défendent le capitalisme d’empêcher les masses de se révolter et de s’en prendre aux fondements de l’exploitation et des oppressions.

Le nationalisme est un poison capitaliste, qui est tout autant véhiculé par François Hollande ou Nicolas Sarkozy que part Marine Le Pen. Et le Front de Gauche de Jean-Luc Mélenchon peut bien tenter de faire croire qu’il s’est opposé de toutes ses forces à Marine Le Pen, il n’empêche que sa démagogie nationale et populiste va exactement dans le sens du Front National.

Tout cela, il va falloir l’analyser sérieusement et largement pour comprendre comment mettre en œuvre un ligne antifasciste populaire efficace. Pour ne pas céder aux sirène de l’urgence, mais pour ne pas non plus se laisser passivement noyer par la vague fasciste qui s’annonce.

Voici déjà les scores obtenus par Marine Le Pen dans les départements d’Ile-de-France, ce qui peut donner une idée de la situation. Nous y reviendrons plus précisément dans les prochains jours.

Bien sur, ces scores ne peuvent être interprétés sans prendre en compte l’abstention officielle qui tourne généralement autour de 20%, ni le fait que beaucoup de personnes ne sont de toute façon pas inscrites sur les listes électorales.

En tous les cas, ce qui saute aux yeux surtout, c’est la différence entre les scores à Paris et proche banlieue et les scores en grande banlieue. C’est une réalités à prendre absolument en compte pour faire avancer les positions antifascistes en Ile-de-France.

6,2% à Paris soit 60 000 voix environs
8,51% dans les Hauts-de-Seine soit 60 000  voix environs
11,86% dans le Val-de-Marne soit 70 000 voix environs
13,5% en Seine-Saint-Denis soit 70 000 voix environs

12,43 dans les Yvelines soit 90 000 voix environs
15,20% dans l’Essone soit 90 000 voix environs
15,60% dans le Vald’Oise soit 85 000 voix environs
19,65 % en Seine et Marne soit 125 000 voix environs

Contre le nationalisme, le racisme et les démagogies populistes,
Vive l’unité populaire antifasciste !
Offensive de la culture métissée et populaire !

[Union Antifasciste Toulousaine] Mohamed Merah : victoire de la haine

Voici le communiqué de l’Union Antifasciste Toulousaine suite aux meurtres de militaires et au massacre antisémite de Toulouse.

Le 11 mars 2012 à Toulouse, le jeune Mohamed Merah, nouveau djihadiste, tue un militaire français par balle.
Le 15 mars 2012 à Montauban, Mohamed Merah tue 3 militaires français par balle.
Le 19 mars 2012 à Toulouse, Mohamed Merah tue 4 juifs par balle devant leur école juive.

S’en suit la panique, la peur, la paranoïa, le plan Vigipirate niveau écarlate, puis les minutes de silences, les manoeuvres politiques, les scandales. À une période, il était question de suspecter des néo-nazis de l’armée française. Et finalement, voilà qu’il n’y a plus de doute, au fascisme « vieille école » s’est substitué un fascisme religieux islamiste. Mohamed Merah tue car il est en guerre (sainte). Nous savons bien que le fascisme possède plusieurs visages. Et qu’il se cache là où on ne l’attend pas. Nous nous passerons de minutes de silence, et laisserons le deuil et la souffrance aux familles et proches des victimes. Ce que nous retiendrons, c’est le battage médiatique qui enroba l’affaire Merah. Nous entendrons toute une flopée d’experts en tout genre. Psychologues, journalistes, proches, qui tenteront une approche quasi psychanalytique de l’affaire. La vie de Mohamed Merah est exposée. Misère, quartier nord de Toulouse, quartier sud… On apprendra qu’il en a bavé. Qu’il était mégalo mais réservé. Poli mais violent. On apprendra qu’il a fait de la prison et que son frère était islamiste. Situation familiale difficile. Petits délits. Plus qu’un profil type, une caricature. Ce qui nous frappe dans cette somme d’informations vulgairement vomie par les médias, c’est la malheureuse banalité de ce parcours, dommage collatéral du néo-colonialisme et du capitalisme « à la française ».

Ce à quoi une droite plus ou moins dure rétorquera un traditionnel : « pas d’excuse pour les assassins » satisfaisant ainsi un désir primaire de haine et de punition, pour surfer sur « l’effet fait divers », pour encore rajouter au climat de peur, et faire d’un triste évènement une généralité. Enfin, les candidat-e-s à l’élection présidentielle en profiteront pour tenter de transformer l’affaire en sources de bulletins.
Tout un chacun aura son analyse. Les plus réactionnaires diront que Mohamed Merah aurait dû être pendu depuis longtemps, les moins réactionnaires diront que l’on aurait dû l’ « aider en prison » (ce fantasme humaniste pro carcéral). Aucune de ces considérations ne nous semblent pertinentes car elles ne se posent pas les bonnes questions. Il nous semble prioritaire d’analyser les phénomènes sociaux qui mènent au fascisme pour mieux les combattre et les détruire.

Bien évidemment, peu de gens se risqueront à prendre en considération et surtout remettre en question les lourds paramètres sociaux ayant influencé ce « jeune de cité HLM » dans son parcours si commun. Certes tout expliquer par le déterminisme social serait de la malhonnêteté intellectuelle. Mais dans une société répressive qui fonctionne sur l’idée qu’une minorité de possédants doit exploiter une majorité de pauvres, les perspectives d’avenir sont vite bouchées. Et les réponses à ce constat parfois inappropriées.
Comme toutes les idéologies d’extrême droite, l’islamisme radical et le djihadisme naissent d’une crise, sociale et psychologique. Par l’attrait de l’absolu et de l’exclusion, ces idéaux détournent une classe populaire de sa lutte contre l’oppression capitaliste en la transformant en haine religieuse et rejet de l’autre.
C’est ce phénomène et cet état de fait que nous déplorons et qu’il nous semble important de combattre. Mohamed Merah, extrémiste religieux, est mort en martyr djihadiste. Sous produit de la société française, il aura tué et sera mort pour une cause fasciste. Et son histoire fera la joie des autres formes de fascisme. Le traitement médiatique de l’affaire Merah fait le jeu du pouvoir et de l’extrême droite. Ses répercussions sur la vie politique toulousaine sont importantes, et ne font que commencer. Cette affaire est bien évidemment du pain béni pour l’extrême droite. Ce fait divers sert encore de prétexte pour faire des amalgames honteux, que nous condamnons : immigration, insécurité, islamisation, tels sont les thèmes qui reviendront avec ferveur et populisme dans la bouches des extrémistes de droite. Pour exemple : La Ligue de Défense Juive (LDJ), groupuscule sioniste violent proche du front national, monte une section toulousaine et appelle tous les juifs de Toulouse à les rejoindre. L’affaire Merah aura permis cette implantation de l’extrême droite dans notre ville. Nous nous opposons à sa création. L’extrême droite locale s’en voit renforcée en nous servant les habituels discours sécuritaires et identitaires, prônant le repli sur soi, la préférence ethnique et le racisme. L’Etat en profitera aussi pour justifier une nouvelle vague de répression et de sécuritaire Cette affaire aura bien servi la droite radicale. Il est grand temps de nous détacher de toute idéologie d’exclusion quelle qu’elle soit, de dépasser les clivages racistes qui opposent les exploité-e-s et les embourbent dans des luttes fratricides. Aucune forme d’extrémisme religieux ou de fascisme traditionnel n’est une alternative à la société capitaliste qui nous oppresse, bien au contraire. Il nous faut lutter ensemble contre l’état fasciste et ses excroissances radicales dans la rue.

Face à la stigmatisation des immigrés et fils et filles d’immigrés après l’affaire Merah,’ lUAT rappelle ses positions antiracistes, antifascistes, antisexistes et anticapitalistes antisioniste. Nous rejetons en bloc le fascisme, qu’il soit djihadiste ou nazi, ainsi que la répression étatique. Comme beaucoup le jeune Merah se sera trompé de combat. Nous ne cesserons de combattre cette société de classes qui arrive à rendre si attrayant le chemin allant de la misère au fascisme.