Archives Mensuelles: mai 2012

Brav’ – Brav’heart

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« Je suis fièr-e de qui je suis, je compte bien continuer à vivre »

 

Make it stop (september’s children) est une chanson poignante du groupe de hardcore mélodique américain Rise Against.

Cette chanson a été écrite suite à de nombreux suicides de jeunes adolescents homosexuels aux Etats-Unis en septembre 2010, un site web a également été ouvert suite à ces évènements qui ont marqué les Etats-Unis par leur gravité : It gets better (cela va aller mieux) dont le but est d’aider les jeunes adolescents homosexuels face au harcèlement et aux humiliations qu’une bonne partie d’entre eux subissent à l’école, dans leur quartier, dans leur famille. Le but est donc de faire de la prévention face à un problème qui est loin d’être propre aux Etats-Unis : le suicide chez les jeunes gays et les jeunes lesbiennes.

Rappelons que l’homophobie est encore bien présente en France, qu’elle tue et brise des vies en particulier chez les adolescents qui vont jusqu’à mettre fin à leur jours (le taux de suicide est 7 fois plus élevé que chez les autres adolescents) !

Comment rester silencieux et insensible alors que des jeunes se suicident à cause de ce qu’ils sont ? C’est impossible !

Il faut que cela cesse, il faut y mettre un terme.

La marche fasciste de dimanche 13 mai 2012 à Paris

Quand on pense au fascisme aujourd’hui en France on pense directement à Marine Le Pen. Cela est juste, Marine Le Pen représente un force principale dans le mouvement fasciste, une force qui a sut synthétiser la pensée de nombreux courant et qui est soutenue par les plupart des groupes ou individus fascistes en France.

Mais le fascisme est un mouvement large et disparate, le succès de Marine Le Pen n’empêche pas les autres groupes et tendances de se développer. Au contraire.

Ce dimanche 13 mai 2012, des nombreux groupes nationalistes organisaient une grande marche, comme c’est le cas quasiment tous les ans depuis 1995.

Ces fascistes défilent sous prétexte de commémorer l’un des leur mort après un course poursuite avec la police le 9 mai 1994. Ce défilé est surtout l’enjeu d’intenses lutte de pouvoir et est l’occasion pour eux chaque année de se compter entre les différents groupes.

Voici un aperçu de ce défilé qui a regroupé plusieurs centaines de personnes. Chaque groupe a ses particularités, mais ils partagent tous un nationalisme agressif et un racisme prononcé, particulièrement hostile vis-à-vis des minorités arabes, juives, noires et rroms.

Les « solidaristes », c’est à dire des personnes organisées autour de Serge Ayoub, alias Batskin un « célèbre » skinhead fasciste des années 1980, est actuellement la force principale de ce mouvement du « 9 mai ». Elle formait le principal cortège, la plupart des personnes présentent s’y affirment comme nationalistes et révolutionnaires.

Un de leurs slogans, typiquement fasciste, est « ni gauche, ni droite, troisième voie ! »

Farouchement hostiles à la gauche en générale, et au Communisme et aux communistes en particulier, ces fascistes se revendiquent du « syndicalisme révolutionnaire » et mettent en avant une rhétorique pseudo-socialiste.

Leur vision est simple : les classes sociales ne devraient pas s’affronter, les pauvres, les prolétaires devraient se réconcilier avec la bourgeoisie derrière le drapeau national, seule garantie selon eux du « solidarisme ».

Cette année, ils étaient rassemblés derrière la bannière du « Front Populaire Solidariste » dont fait partie l’organisation de Serge Ayoub : 3ème voix. Ce cortège très « virile » regroupaient de nombreux skinheads fascistes et hooligans qui cultivent une attitude radicale très violente, voir militaire.

On pouvait même voire certains faire dans la caricature en défilant au pas de guerre.

D’autre groupes fascistes plus « classiques » étaient également présent :

Les royalistes du Renouveau Français qui sont hostiles à la « Révolution de 1789 ». Un de leur slogan raciste est « le métissage généralisé détruit la diversité ».

Les jeunesses nationalistes de Lyon, très catholiques et racistes également, ultra-réactionnaires, il défilaient aux cris de « Europe Jeunesse Révolution ». Ils revendiquent l’héritage par exemple de Robert Brasillach, un intellectuel fasciste antisémite ayant collaboré avec les nazi.

Des étudiants de la très bourgeoise fac de droit Assas, organisés dans le GUD, récemment reconstitué. Ces fascistes qui cultive le « style » et une attitude pseudo-rebelle sont proches du Front National.

Quelques individus du Front Comtois, des identitaires de Franche Comté. Quelques personnes aussi de la Nouvelle Droite Populaire, un groupe ultra-raciste issue du FN.

Une autre force fasciste présente ce dimanche nous intéresse plus particulièrement ici à Partisans, ce sont les nationalistes-autonomes, les NA.

C’est un mouvement assez récent et surtout composé de personnes assez jeunes souvent issue de milieux populaires. La particularité des NA est de reprendre les symboles et code de l’extrême-gauche, voir carrément de récupérer des logos antifascistes (le double drapeau rouge et noir). C’est une tradition venue des fascistes d’Allemagne.

Ce drapeau contre la « globalizzazione » (porté par des NA italiens venue à Paris ce 13 mai) est aussi clairement une récupération d’un symbole d’extreme-gauche, le dessin de la personne au point levée vient même carrément d’une affiche antifasciste.

Les NA prétendent être des révolutionnaires et se battre pour un monde meilleur et une société socialiste. Mais si les NA ne sont pas d’extrême-gauche, c’est qu’il sont emplis de racisme. Selon eux, la nation serait garante du socialisme, mais elle serait en fait victime d’agressions extérieures.

C’est pour cela qu’on pouvait les voir chanter « bleu blanc rouge, la France aux français » ou « islamistes, hors d’Europe ». Et en s’affirmant, « libre, social, et national », le mouvement NA prétend être « anti, anti, anticapitaliste ».

En fait, le point commun de tous les groupes fascistes présents ce 13 mai à Paris, c’est qu’ils ne critiquent nullement le capitalisme. Selon eux, il n’y aurait en fait pas de lutte de classe, c’est à dire une lutte du peuple, des prolétaires qui produisent les richesses du monde et subissent l’exploitation, l’oppression et la misère contre les classes bourgeoise qui profitent de la société.

Selon eux, le problème n’est pas le capitalisme, mais que « la nation » ne serait pas libre et devrait être libérée. Plutôt que de critiquer les fondements du capitalisme, les fascistes attaques ce qu’ils appellent le « mondialisme » pour prôner la paix entre les classes et le repli sur soit nationaliste.

Avec la généralisation et l’intensification de la crise du capitalisme, le mouvement fasciste va inévitablement continuer de se développer en France. Tout comme dans les années 1930.

Ce dont nous avons besoin pour faire face, c’est d’opposer aux fascistes une véritable culture anticapitaliste et des valeurs positives et progressistes.

Les fascistes critiquent le « mondialisme » mais il n’accepterons jamais de critiquer le racisme, le sexisme et l’exploitation comme étant les fondements de l’oppression capitaliste. Au contraire nous les antifascistes, nous critiquons tout autant les oppressions racistes, sexistes et capitalistes car elles se renforcent toutes mutuellement.

Aujourd’hui en Île-de-France, nous avons plus que jamais besoin de construire et développer un large mouvement antifasciste pour s’opposer à la progression du fascisme.

Nous avons besoin que se multiplie les groupes autonomes pour mener une véritable activité antifasciste et porter des valeurs positives, constructives, réalistes.

Pas de compromis face à nos ennemis les fascistes,

Offensive de la culture métissée et populaire,

Vive l’Action Antifasciste !

Thuram, les races n’existent pas

Des fois, il y a des vérités qui paraissent évidentes mais qui nécessitent quand même d’être rappelées.

Aujourd’hui à la télévision, à la radio ou dans la presse, il est de plus en plus courant d’entendre parler de « races ». Pourtant, c’est un acquis essentiel de la science depuis de nombreuses années que d’avoir prouvé, expliqué, affirmer, que les races n’existent pas.

Reconnaître l’existence de races, c’est un premier pas vers le racisme, c’est en fait déjà une forme de racisme.

Les races n’existe pas, c’est un montage faussement-scientifique pour justifier la domination colonial des grandes puissances capitalistes. Et aujourd’hui en France, c’est ce même racisme qui sert à diviser le Peuple et répandre la haine.

Voici un point de vue intelligent, celui de Lilian Thuram, malgré qu’il soit certainement un peu naif et complaisant vis-à-vis des institutions capitalistes.

Contre le racisme, le sexisme, le capitalisme,
Unité antifasciste !

Face à l’homophobie, ne reste pas seul-e !

Si le fascisme appelle à un repli nationaliste, il faut bien voir qu’il ne s’agit pas que d’une démarche raciste. Le fascisme c’est le culte du guerrier, le virilisme et le sexisme exaltés en tant que défense de la nation.

Les évènements de Toulouse ont rappelés à ceux et celles qui ne voulaient pas y croire ce que représentait concrètement la barbarie fasciste.

Mais ces dernières années ont aussi vu une montée de la barabarie envers les personnes homosexuelles.

Des remarques « anodines » aux insultes, jusqu’aux aggressions physiques, l’homophobie est une réalité en France, malheureusement très présente en particulier chez les jeunes hommes. Dans la rue, à l’école, au sport combien de fois peut-on entendre des jeunes se qualifier de « pédés », « tapettes », etc ? Combien de personnes ne peuvent imaginer que deux hommes puissent s’aimer et vouloir vivre ensemble ? Combien « n’ont rien contre » sauf lorsqu’il s’agit de proches ? Combien ne peuvent imaginer qu’une femme puisse être réellement lesbienne et non un objet de fantasme ?

L’homophobie est un poison qu’il faut comprendre et combattre.

Pour cela il faut comprendre d’où elle vient : le patriarcat. La vision du monde patriarcale consiste à dire que les hommes doivent être grands, forts, et « conquérir » des femmes qui, elles, se doivent d’être belles, charmantes, et dociles vis-à-vis des hommes. Il n’y a pas ainsi de place pour les gays et les lesbiennes. Les premiers étant considérés comme des « déviants », et les secondes ne sont même pas reconnues en tant que telles.

Malheureusement, tout comme le sexisme, le patriarcat est également véhiculé par des personnes qui en sont elles-mêmes victimes en particulier chez certains gays ultra-musclés et ultra-virils.

Au sujet de l’homophobie Marine Le Pen a pu dire des phrases comme celle-ci : « J’entends de plus en plus des témoignages sur le fait que dans certains quartiers, il ne fait pas bon être femme, ni homosexuel, ni juif, ni même français ou blanc. »

Tous les éléments de cette phrase sont vrais. Le sexisme, l’homophobie, l’antisémitisme sont un poison qui divise les masses, et donc particulièrement dans « certains quartiers ». La question du racisme anti-blanc est aussi un problème bien qu’il ne prenne pas la même forme que le racisme anti-arabe et anti-noir, ni les mêmes proportions. Pourtant, cette phrase est un exemple typique de la démagogie fasciste. Le sexisme, l’homophobie, l’antisémitisme, et la racisme anti-blanc sont dénoncés (en apparence), mais pas…le racisme anti-arabe, anti-noir, anti-indien, anti-chinois, anti-portugais, etc.

Et à l’avenir elle pourra très bien tenir des déclarations anti-gays et anti-raciste, ou antisémites et anti-racistes. Tout ce qui compte c’est la forme, car le fond dans tous les cas est identique : diviser les masses sur de faux critères de sexe, d’orientation sexuelle, d’origines, de couleur de peau, ou de religion.

Car au final, le fascisme ne permettra jamais aux gays et aux lesbiennes de pouvoir vivre sans se cacher, sans avoir peur des regards extérieur. Leur existence même lui est inconcevable.

Marine Le Pen prétend se soucier de la vie des gays et des lesbiennes, mais elle n’évoque jamais le taux de suicide chez les jeunes gays et les jeunes lesbiennes. Elle n’évoque pas non plus le nombre de jeunes gays, principalement, atteints du VIH. Elle n’offre aucune issue face à l’homophobie et au patriarcat.

Pour qu’aucun couple n’ait peur de se tenir la main en public, pour qu’il n’y ait plus besoin de cacher qui on est vraiment à sa famille, ses proches, son entourage, il faut une unité métissée et populaire pour faire face à la barbarie fasciste. Pour qu’il n’y ait plus d’adolescent qui se suicide à cause du poids de l’homophobie, il faut une nouvelle culture positive tournée vers l’avenir et non vers un passé mystifiée comme le fait le fascisme.

Contre l’homophobie et le fascisme,

rejoins l’Action Antifasciste,

monte ton groupe antonome gay et lesbien antifa!